SEO & GEO · 10 min de lecture

Refonte du site de notre agence web à Nîmes : les vraies leçons apprises en refaisant le nôtre.

refonte du site de notre agence web à Nîmes avec un score PageSpeed 100 sur 100

Le mois dernier, on a fait quelque chose qu'on aurait dû faire il y a deux ans : refaire complètement notre propre site web. C'est un projet qu'on repoussait sans cesse pour la même raison qui pousse la moitié des dirigeants à repousser leur propre refonte : on a toujours plus de temps pour les projets de nos clients que pour les nôtres.

Voici l'histoire honnête de cette refonte : ce qui nous a poussés à la faire, les choix techniques qu'on a assumés, les blocages qu'on n'avait pas anticipés, ce que ça change concrètement, et surtout ce qu'on ferait différemment si on recommençait demain. Un retour d'expérience utile si vous envisagez de refaire votre propre site.

Pourquoi on a fini par refaire notre site

Quand j'ai lancé PROSPEOS, j'avais besoin d'une vitrine rapidement pour commencer à démarcher. Comme beaucoup d'entrepreneurs, j'ai fait le classique : un WordPress avec un template acheté, quelques personnalisations, et hop, en ligne en deux semaines. Ça faisait le job. Sauf que le job avait changé, et notre site non.

Trois choses n'allaient plus.

Le design commençait à dater. Sans être moche, il ne correspondait plus à la qualité de service qu'on délivre pour nos clients. C'est un problème classique : quand on livre des sites premium à des marques comme Asahi ou Café Oz, avoir soi-même un site « correct » mais pas exceptionnel devient un signal contradictoire.

Les performances techniques n'étaient pas au niveau. Sur PageSpeed, on plafonnait dans les scores moyens sans arriver à progresser. WordPress avec des plugins accumulés au fil des mois, un thème pas optimisé pour la vitesse, un hébergement standard : tous les leviers d'optimisation demandent du travail que je repoussais.

WordPress était surdimensionné pour un simple site vitrine. On a six pages, pas deux cents. Un blog qu'on publie deux fois par mois. Aucun besoin d'e-commerce, aucune fonctionnalité dynamique complexe. Utiliser un CMS aussi lourd pour ça, c'est comme conduire un semi-remorque pour faire ses courses.

Bref, un cordonnier mal chaussé, comme la plupart des agences web.

Le choix technique qu'on a fait : abandonner WordPress

La décision technique s'est faite en deux temps.

Premier temps : arrêter WordPress pour notre site vitrine. Trop lourd, trop de dépendances à maintenir, trop de compromis sur les performances. WordPress reste excellent pour beaucoup de nos projets clients (on est certifiés TOSA WordPress Expert et on continue à le proposer), mais pour un site vitrine minimaliste, il apporte plus de contraintes que d'avantages.

Deuxième temps : partir sur un site 100 % statique custom. Chaque page est un fichier HTML pré-généré. Pas de base de données, pas de PHP à exécuter à chaque requête, pas de plugins qui alourdissent. Résultat : le serveur envoie directement les fichiers, il ne calcule rien. C'est ce qu'il y a de plus rapide techniquement.

Les deux vraies motivations derrière ce choix :

La performance mesurable. Sur un site statique bien conçu, on peut viser légitimement des scores PageSpeed proches de 100. Sur WordPress standard, on peut travailler dur pour arriver à 85-90. La différence n'est pas marginale, elle est structurelle.

Le contrôle total du code. Sur un site custom, on maîtrise exactement chaque balise, chaque script chargé, chaque donnée structurée schema.org. Rien n'est ajouté par un plugin sans qu'on le décide. Pour le SEO technique et l'accessibilité, c'est un vrai avantage.

Le blocage inattendu : les couleurs

Voilà l'anecdote la plus étrange de tout ce projet. Ce n'est pas la technique qui m'a bloqué. C'est les couleurs.

Quand j'ai créé PROSPEOS, j'avais choisi des tons bleus pour le logo, par pur réflexe. Mes précédentes sociétés étaient dans le bleu. Mes projets clients tech étaient dans le bleu. Le web professionnel est massivement dans le bleu. J'ai fait comme tout le monde sans y réfléchir.

Le problème est apparu au moment de la refonte. J'essayais des maquettes autour du bleu existant, rien ne me plaisait. Je changeais de teinte, ajoutais du turquoise, testais du bleu marine, du bleu roi, du cyan : chaque essai était correct mais aucun ne m'enthousiasmait. Le projet est resté bloqué plusieurs semaines sur cette question.

Le déblocage est venu quand j'ai osé sortir du bleu. Envisager des couleurs vives, du peps, un peu de fun assumé. Un fond crème chaud plutôt qu'un fond bleu nuit corporate. Des accents orange, rose, mauve, vert menthe. Des gradients organiques dans certains mots-clés. Une esthétique éditoriale plutôt que « SaaS tech » générique.

D'un coup, tout s'est débloqué. Le design a été validé en trois jours, alors qu'on tournait en rond depuis six semaines.

La vraie leçon : quand on refait son site, on refait souvent aussi son identité visuelle sans l'avoir prévu. Mieux vaut l'intégrer dès le début du projet plutôt que le découvrir en cours de route.

Les difficultés qu'on n'avait pas anticipées

Au-delà de la question des couleurs, trois difficultés techniques ont pris plus de temps que prévu.

La migration des articles blog existants. On avait quatorze articles SEO déjà en ligne sur l'ancien WordPress, chacun bien référencé sur des requêtes locales comme « agence web Nîmes » ou « prix site internet Nîmes ». Il fallait les récupérer, les convertir dans le nouveau système, et surtout préserver leurs URLs exactes pour ne perdre aucun jus SEO. Chaque article a demandé une passe manuelle pour vérifier que le formatage, les liens internes et les images étaient bien transposés.

Le sitemap et les redirections. Sur WordPress, ces sujets étaient gérés par des plugins (Yoast, Rank Math). Sur un site custom, il faut tout gérer soi-même : générer le sitemap.xml qui liste toutes les URLs, s'assurer que le robots.txt le déclare bien, mettre en place les redirections 301 pour les anciennes URLs qui auraient changé, vérifier les canoniques. C'est faisable, mais rien n'est automatique.

Un bug de redirection qu'on n'a vu qu'après la mise en ligne. Le plus vicieux. Sur certaines URLs, notre configuration serveur renvoyait les redirections avec le mauvais schéma (http au lieu de https). Résultat : pour les navigateurs qui forcent le https via la norme HSTS, certaines pages tombaient en boucle de redirection infinie. Corrigé en une ligne de configuration nginx (absolute_redirect off) mais invisible dans nos tests initiaux. Morale de l'histoire : même sur une refonte préparée, prévoir toujours une phase d'observation active dans les 15 jours qui suivent le lancement pour corriger ce genre de détail.

Le résultat mesurable : 100/100 partout sur PageSpeed

Le vrai indicateur de succès d'une refonte technique, c'est ce que Google mesure. Voici notre score PageSpeed final.

Mobile

Score PageSpeed mobile 100 sur 100 de prospeos.com : Performances, Accessibilité, Bonnes pratiques et SEO

Bureau

Score PageSpeed desktop 100 sur 100 de prospeos.com : Performances, Accessibilité, Bonnes pratiques et SEO
Score PageSpeed mobile et desktop de prospeos.com

Score mobile : 100 en Performance, 100 en Accessibilité, 100 en Bonnes Pratiques, 100 en SEO. Score desktop : 100 partout également.

C'est le grand chelem PageSpeed, sur les deux formats et sur les quatre indicateurs. Ce n'est pas juste « un bon score » : c'est le maximum absolu que Google reconnaît sur son propre outil de référence.

Concrètement, pour les visiteurs, ça signifie : chargement quasi instantané, expérience fluide sur mobile même en connexion moyenne, accessibilité conforme aux standards internationaux, structure SEO optimale pour le référencement. C'est ce qu'un site web devrait toujours être en 2026.

Pour situer : la moyenne des sites d'agences web à Nîmes que nous avons audités se situe entre 45 et 75 sur mobile. Beaucoup d'agences « sérieuses » plafonnent à 85. Atteindre 100/100 sur tous les critères demande une vraie exigence technique et un choix d'architecture spécifique.

Ce n'est pas une fin en soi, mais c'est la preuve tangible que la refonte a atteint son objectif principal. Pour approfondir le sujet des performances, notre article dédié explique ce qu'un site lent vous coûte vraiment, avec les chiffres du marché.

Ce que je ferais différemment si je recommençais

Un seul regret concret : avoir séparé mentalement la refonte du site et la refonte de l'identité visuelle.

J'ai attaqué le projet avec l'idée « on refait le site, on garde l'identité ». C'est cette séparation qui a créé le blocage sur les couleurs et fait perdre plusieurs semaines. Si j'avais dès le départ considéré les deux comme un projet unique, avec un temps dédié à la révision de la palette et de l'esthétique globale, tout aurait avancé plus vite et plus sereinement.

Pour les prochains projets clients où une refonte est envisagée, on posera systématiquement la question dès le brief : « Voulez-vous aussi rafraîchir votre identité visuelle à cette occasion, ou la garder identique ? » Répondre honnêtement à cette question au départ évite les blocages en milieu de parcours.

Mes 3 conseils si vous envisagez une refonte

Pour finir, voici les trois choses que je dirais à un dirigeant qui envisage de refaire son site.

Être en phase avec les valeurs de votre entreprise et l'énergie de ceux qui la portent. Un site web, ce n'est pas juste des pages HTML. C'est la traduction visuelle de qui vous êtes, de ce en quoi vous croyez, de comment vous travaillez. Si vos maquettes ne vous ressemblent pas, aucune optimisation technique ne compensera. Prenez le temps de valider que le design proposé vous parle vraiment, avant de plonger dans les détails.

Ne pas se brider à une techno ou un CMS en particulier. WordPress, Shopify, PrestaShop, sites statiques, headless CMS, sur-mesure Laravel : chaque technologie a ses cas d'usage. Une agence qui vous propose systématiquement la même solution, quel que soit votre besoin, ne raisonne pas en fonction de vous. La bonne solution dépend de votre projet, pas des habitudes du prestataire. Notre article sur quel type de projet web choisir approfondit ce sujet.

Rester ouvert aux possibilités. Ce que vous imaginiez au départ de votre projet ne sera pas forcément ce qui sortira. C'est normal. Un bon partenaire vous fera découvrir des options auxquelles vous n'aviez pas pensé, vous fera remettre en question certains choix évidents, et vous poussera à envisager les choses autrement. Ce n'est pas un défaut, c'est de la valeur ajoutée. Acceptez de changer d'avis en cours de projet quand une meilleure idée émerge.

Notre approche chez PROSPEOS

Chez PROSPEOS, agence web basée à Nîmes, on accompagne des entreprises sur tout le spectre des projets web : sites vitrines, e-commerce, plateformes SaaS sur-mesure. Pour chaque projet, on part des besoins réels du client plutôt que de nos habitudes techniques.

Notre approche pour une refonte :

  • Un cadrage complet en amont : ce qui ne va plus sur l'ancien site, ce qui doit évoluer, ce qu'il faut préserver côté SEO
  • Un audit de performance de l'existant avec des indicateurs mesurables
  • Un choix technique argumenté en fonction de votre projet (pas systématiquement le même CMS)
  • La question de l'identité visuelle posée dès le début (à faire évoluer ou pas)
  • Un plan de migration SEO pour préserver vos positions actuelles sur Google
  • Une phase d'observation post-lancement pour identifier et corriger les bugs invisibles en test

Si vous envisagez une refonte, on vous propose un premier échange gratuit de 30 minutes pour identifier ensemble ce qui doit vraiment changer dans votre situation. Pour préparer cet échange, notre guide pour choisir la bonne agence web à Nîmes vous donne les critères importants.

Questions fréquentes sur la refonte d'un site web

Quand faut-il envisager de refaire son site web ?

Trois signaux clairs indiquent qu'une refonte devient nécessaire : votre site a plus de 5 ans et n'a jamais été modernisé, vos performances techniques (PageSpeed inférieur à 60 sur mobile) commencent à impacter votre référencement, ou le design ne correspond plus à l'image que vous voulez donner. Si vous cochez au moins deux de ces trois cases, il est temps d'envisager sérieusement une refonte.

Combien coûte une refonte de site internet ?

Pour un site vitrine, une refonte complète coûte entre 2 000 et 5 000 € selon l'ampleur. Pour un e-commerce, entre 3 000 et 20 000 €. Ces fourchettes incluent le cadrage, le design, le développement, la migration SEO et la mise en ligne. Notre guide des prix à Nîmes en 2026 détaille les différents cas.

Perd-on son référencement Google en refaisant son site ?

Pas si la migration est bien préparée. Le point critique est de conserver les URLs existantes qui rankent, ou de mettre en place des redirections 301 propres si les URLs changent. Sans ce travail, oui, vous risquez de perdre plusieurs semaines de trafic organique le temps que Google réindexe. Avec une migration soignée, la perte est nulle ou minime.

Faut-il rester sur WordPress ou changer de technologie ?

Cela dépend entièrement de votre projet. WordPress reste excellent pour la majorité des sites vitrines et e-commerce standards, avec un écosystème mature et une équipe de développeurs disponibles partout. Un site statique custom devient pertinent quand la performance est un enjeu central, quand vous avez peu de contenu dynamique, et quand vous voulez un contrôle total du code. Le bon choix dépend de vos besoins réels, pas d'une mode technologique.

Combien de temps prend une refonte complète ?

Comptez entre 6 et 12 semaines pour une refonte complète bien menée : 1 à 2 semaines de cadrage, 2 à 3 semaines de design, 3 à 5 semaines de développement, 1 semaine de tests et migration. Une refonte bâclée en 3 semaines existe, mais on la voit rapidement à l'usage.

Un score PageSpeed de 100 est-il vraiment nécessaire ?

Non, ce n'est pas nécessaire, mais c'est un excellent indicateur. Au-dessus de 90, votre site est déjà considéré comme rapide par Google. Entre 50 et 89, c'est correct mais améliorable. En dessous de 50, votre référencement est activement pénalisé. Viser 100 partout, c'est se donner la plus grande marge possible pour rester en tête sur le long terme.

Vous envisagez une refonte de votre site ?

On vous propose un premier échange gratuit de 30 minutes pour identifier ce qui doit vraiment changer sur votre site actuel, ce qui doit être préservé pour votre SEO, et vous dire franchement si une refonte est la bonne réponse à vos enjeux. Pas de vente forcée, juste un état des lieux honnête.

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